Si vouloir être ce qu'on n'est pas
nous amène à être ce que l'on ne veut pas
:
c'est qu'on s'est trompé!
Si vouloir être ce qu'on n'est pas
nous amène à être ce que l'on ne veut pas
:
c'est qu'on s'est trompé!
" Je suis allé faire un tour avec Jérôme, le vieux berger.
- Jérôme, je lui dis, vous qui savez beaucoup de choses, vous voyez cette ruine de ferme? le beau cyprès à côté? Je voulais vous demander : dans les collines, il y a toujours cet arbre à côté des fermes; vous savez pourquoi, vous?
- Ah! mon bon monsieur, oui je sais, je vais vous dire. D'abord, cette ferme, on l'appelait : les févettes parce que, là, le terrain était bon pour les fèves. Si vous aviez senti cette odeur, au printemps, avec tout ça en fleur ! Et je vais vous dire, au général et puis au particulier de cette ferme là. Au général, voilà: de mon temps, on plantait le cyprès, vous savez pourquoi? Parce que c'est un arbre beau chanteur. Voilà la raison. On n'allait pas chercher bien loin. On aimait cette musique de cyprès. C'est profond, c'est un peu comme une fontaine, tenez. vous savez, l'eau des fontaines, près des fermes, ça roule, ça coule, ça fait son bruit, ça fait son chemin, ça vit, ça tient compagnie plus que dix hommes, et dix femmes, n'en parlons pas. Ici, on ne pouvait pas se payer le luxe de faire couler l'eau tant et plus ; ici, on mesurait l'eau à la burette. Et pourtant, on avait aussi besoin de cette compagnie des choses qui ne sont pas l'homme. entre parenthèses, je vous dis ça mais moi je l'ai bien tout réfléchi dans mon temps de pâture : celui qui ne sent pas ce besoin, faites une croix dessus et allez vous- en ; c'en est un qui est mal fini ; sa mère a fait l'avare ; il est mauvais pour la fréquentation! Donc, pour nous remplacer la fontaine on plantait un cyprès au bord de la ferme, et comme ça, à la place de la fontaine de l'eau, on avait la fontaine de l'air, avec autant de compagnie, autant de plaisir. Le cyprès, c'était comme cette cannette qu'on enfonce dans le talus humide pour avoir un fil d'eau. On enfonçait le cyprès dans l'air et on avait un fil d'air. On venait s'assoir là-dessous, fumer, écouter. Ce bruit sur les soucis dans la tête, ah! que c'est bon.
Maintenant pour ce qui est du particulier de celui là, précisément, de cyprès, je vais vous dire........
J'ai eu le déplaisir de trouver sur mon email une critique acerbe et plutôt humiliante sur ce que je fais sur ce blog. Cette adorable personne me dit que les blogs ne sont que des bouteilles à la mer, que je semble parler dans le vide depuis un placard, que j'ai un égo surdimensionné et que je passe mon temps à me regarder le nombril.
Bon, je prends acte et je me pose effectivement la question: Pourquoi faisons nous un blog?
Est-ce du narcissisme comme me l'indique cette gentille critique? Mais toute personne qui cherche a montrer ses écrits, ses tableaux, sa musique et ses chansons, n'est-il pas narcissique?
Celui qui envoie ses manuscrits à des éditeurs, est-ce uniquement par egocentrisme?
Ne peut-il y avoir dans notre démarche un autre soucis : Celui par exemple de faire partager à nos semblables des idées que l'on voudrait communes? Où le réel besoin de se livrer à la critique de ses contemporains?
C'est en tout cas ma démarche : Je n'ai aucune prétention à vouloir changer le monde, ni à faire progresser une quelconque morale chez d'éventuels lecteurs. Je livre simplement, humblement mes idées, mes petits "exercices de style" ce que j'appelle volontiers mes " petites conneries" mes réflexions sur des sujets de la vie. Si des lecteurs me font la grâce d'approuver et d'apprécier, j'en suis, bien évidemment très heureux, si celà ne plait pas, tant pis ! En tous cas, écrire, suppose d'écouter les autres. Lire beaucoup, être curieux de tout, interroger beaucoup, voir et surtout regarder ! C'est bien ingrat, et suppose un esprit critique sur ce que l'on dit. Mais on ne peut pas plaire à tout le monde! Aussi, j'accepte la critique, lorsqu'elle est argumentée et objective, je la prends en compte et j'ai souvent corrigé mes textes suite à des indications données par des lecteurs.
La critique est aisée, mais que l'art est difficile!
Hé ! Toi le Virtuel !
Ben oui, tu es un virtuel ! Tu es composé de zéros et de uns, qui circulent dans les innombrables tuyaux du net. Mais je vous connais bien moi, les virtuels, rien que des petits BITS.
Je ne vais quand même pas me laisser embêter par des petits bits !
Sans blague ?
Je vais te dire un truc, mon pote, tu es virtuel. Et méfiant : Parce que tu ne me crois pas !
Parce que moi je te vois! Là en ce moment tu es penché sur ton écran, la souris à la main, et tu t'apprêtes à cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite. Eh bien si tu cliques tu ne connaîtras jamais mon histoire ! Tant pis pour toi !
« -Bon, tu es resté, tant mieux, je me suis fait du souci pendant un moment. Parce que si tu étais parti, mon patron ne me payait pas ! Et moi, tu vois, je ne suis pas virtuel. Pas du tout même ! Des femmes et des enfants à nourrir. Plus tu restes, plus tu vois les pubs sur les bandeaux en haut et sur la droite : là, tu les vois ? Et bien, les annonceurs nous paient la seconde de présence devant leur bandeau, et c'est comme ça qu'on s'enrichit !
-Tu sais que tu es vraiment superbe ! Enfin, pour un virtuel, je te trouve très beau !
-Un moment, le téléphone sonne.
-Allo, oui ?
-Ah oui, bonjour, monsieur Virtuel !
-Comment ça, je vous ai traité de petite bite ? Mais non, BIT ! Elément d'information : 0 ou 1 qui s'organise en octets pour former un caractère dans l'écriture binaire.
-Bon, vous préférez octets ? Oui, si vous voulez, mais ça fait huit petits bits, un octet ! ( Et si pour embrasser madame il faut s'y mettre à huit, j'aime mieux m'amuser tout seul, crénom de nom ! )
-C'est pas tout ça, M. virtuel, mais j'ai du boulot, moi ! J'ai des octets en ligne, plus j'en ai, plus je les garde longtemps, et plus on gagne du fric pour le site !
-C'est cela, alors au revoir, M. Virtuel ! »
-Bon, ou en étions nous ? Oui, je te disais que tu étais beau ! Oui ! Oui ! Toi, là, le tas d'octets virtuels ; C'est à toi que je parle !
-Évidemment ! A qui veux-tu que ce soit ? Mais fais attention ! J'en ai connu, moi, des octets virtuels, et des plus malins que toi ! Bon ! Et bien, à force de jouer aux bloggeurs virtuels, ils ont perdu tous leurs BITS !
Tu t'imagines, tu rentres chez-toi, et ta femme te dit : t'as pas fini de jouer avec ton ordinateur ? Mon pauvre ami, Satan t'habite !
« -Euh, justement, à ce sujet, je voulais te dire, bibiche... »
-non, fais gaffe ! C'est très ennuyeux !
Bon! je vais vous faire du sérieux!
Mais non, madame, pleurez pas! j'ai pas dit triste!
Sérieux!
Bon, c'est pas facile d'être sérieux, hein?
Mais, là, j'ai vraiment envie de dire quelque-chose de sérieux! c'est les droits de l'homme: une loi vient de modifier la déclaration des droits de l'homme!
Passe-que, dans droits de "l'homme", y'avait "ta gueule, toi t'es une femme!"
Alors, y z'ont changé: c'est les droits humains! Ben, c'est comme les techniciennes de surface! c'étaient des femmes de ménage. Avant! pis depuis, elles sont encore moins bien payées mais c'est pour leur bien: les 35 heures! comme ça, tu peux t'occuper de tes 2 gosses ( en moyenne ) , pauv' conne!
Bon, enfin c'est "les droits humains" On a eu chaud! Ils voulaient appeler çà "les droits de l'humanité"Mais les fonctionnaires ont menacé de faire grève: deux lettres en plus: Une heure supplémentaire!
Alors, moi, j'arrive, sur mes gros sabots, si vous voulez, hein? Et bien, moi, je dis qu'il manque quelque chose aux droits: Il y manque : LES DEVOIRS!
Tiens! ça serait pas sympa de lire aux frontons des mairies:
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, RESPONSABILITE?
Passeque, sur ce point, tiens, ça va pas ! Et que j'te fais bruler 600 voitures ( 300, selon Sarkosy ) et que je fume dans mon logis, et que je pète dans la rue!
Résultat: Trop de co2: la couche d'ozonne fout le camps, le réchauffement de la planète! la disparition de la banquise!
Bingo, on se fait bronzer sur les balcons à Noël!
Mais qui c'est qui va payer, hein?
Qu'est-ce qu'on va faire à pâques?
Se les geler!
Et c'est Niclas Hulot qui sera content: " j'vous avais prévenus:
Noël au balcon, Pâques aux tisons! "
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