Le sage et l'imbécile. posté le jeudi 17 août 2006 13:54
Le paradis posté le mardi 29 août 2006 09:43
LE
PARADIS
En vérité, je vous le dis: Le paradis, ce n’est
pas aussi bien qu’on nous l’avait dit.
Ce qui est vrai, c’est ce tunnel, ce halo de lumière
douce. Sauf que vous ne le voyez pas vraiment. C’est
plutôt une sensation, une impression, enfin, quelque chose au
niveau du ressenti, quelque chose comme ça… pas
vraiment vrai, en somme.
De fait, je ne voyais rien, n’entendais rien. Pas de douleur,
ça, c’est plutôt bien, mais pas de plaisir
sensuel non plus : plus de caresses, aucun parfum…Rien
!
Moi qui les aime tant, les caresses, les parfums, la musique,
j’en ai été privé.
Pour le reste, les contacts avec les âmes ( ou purs esprits )
c’était plutôt sympa. Nous communiquons par
télépathie, au paradis. Le plus difficile, au
début, c’est de sélectionner les millions
d’ondes télépathiques qui
s’entremêlaient en permanence ; On finit par s’y
faire.
Nous autres, les purs esprits, n’avons pas de forme, pas de
contour, pas de réalité spatiale. Nous ne sommes
rien, pas la plus petite particule. Pourtant nous existons. Nous
sommes infinis, mais ni infiniment grands ni infiniment petits :
nous sommes indéfinissables !
Tout ce que nous entendions, tout ce que nous voyions, tout ce que
nous ressentions avant, quand nous étions vivants, tout cela
est remplacé par une perception parapsychique globale.
Au début, l’âme est égarée ; Elle
ne perçoit guère que ce vague halo de douce
lumière, et une gigantesque cacophonie, un brouhaha infernal
( pardon, on ne doit pas dire « infernal » en parlant
du paradis, cela ne se fait pas ).
Enfin, on se retrouve très vite en grandes conversations
avec n’importe qui, au sujet de n’importe quoi ;
Qu’importe, d’ailleurs, puisque ça ne sert
strictement à rien ! Le pur esprit est inutile. Totalement,
irrémédiablement inutile !
C’est ce qui m’a le plus agacé, je dois
l’avouer : Les plus âgés d’entre nous (
certains, rendez vous compte, sont vieux comme Mathusalem ! Et peut
être même plus !) Les plus vieux, donc les plus sages
en quelque sorte, parlent pour ne rien dire, comme cela, par
habitude, parce que quand on est entre soi, il faut parler, et
même si l’on a rien à dire, il faut parler quand
même !
C’est comme ici, somme toute, au paradis, l’essentiel
est de communiquer: Nous n’avons strictement rien
d’autre à faire.
Certains prétendent communiquer avec les vivants : Va savoir
! les purs esprits deviennent facétieux en vieillissant ,
l’un d’eux m’a dit :
« l’éternité, c’est long et
ennuyeux, surtout vers la fin ! »
Les âmes n’ayant pas de moyens d’identification
entre elles, se présentent par leur noms de vivants.
J’ai ainsi « rencontré » feus mes
grands-parents, oncles, tantes, amis mais aussi, au hasard, des
gens célèbres et de parfaits inconnus.
Et, me direz vous, Dieu, dans tout cela ? Et bien, personne au
paradis, ne semble douter de son existence mais nous n’avons
eu aucun contact avec lui, aucun élément
révélant sa réalité : Qu’il
existe allait de soi, puisque nous nous trouvions dans cet
état ! Mais il ne communiquait pas avec nous. Sans doute
n’en a t’il pas besoin ? Il n’y a pas eu de
jugement « dernier » non plus. Jamais nous
n’avons entendu parler de purgatoire ni d’enfer, ni,
d’ailleurs, de paradis !
Je devrais remplacer « paradis » par «
au-delà » . La notion de paradis est propre aux
vivants mais de fait, nous allons tous dans l’au-delà,
tous, que l’on soit bon ou mauvais, artiste, grand ou petit,
honnête, ou criminel, on se retrouve ensemble, et, miracle,
tout le monde s’aime ! Tout est amour, dans
l’au-delà, c’est l’égalité
dans l’amour le plus pur, sans restriction, sans
différence entre hommes et femmes, ex petits, ou gros,
belles ou laids, tout le monde s’aime, vous dis-je !
En me réveillant, ce matin, je buvais mon café sur la
terrasse en contemplant le halo de douce lumière qui irisait
le sommet des Pyrénées ; Deux mésanges se
chamaillaient pour un morceau de pain que je leur avais
lancé ; Je me souvins tout à coup de ce que m’a
dit tristement le dernier à m’avoir «
parlé » :
- Ils m’avaient dit : « Si tu fais ce qu’on te
dis tu iras au paradis : Dirige l’avion sur la tour! Ils
m’avaient promis soixante douze vierges…..Ils
m’ont menti, mais, bah ! qu’en aurais-je fait, sans mon
corps! »
Non, vraiment, l’au-delà, c’est pas le paradis
!
AVEZ VOUS PEUR DE LA VIE? posté le lundi 04 septembre 2006 16:58
HISTOIRE A MOURIR DE VIVRE !
Je suis un assassin : Pire ! Un meurtrier en série. Cela me
procure de la joie ; Mêlée de craintes, de sourdes
angoisses, de doutes aussi. Avais-je le droit de condamner ainsi
des êtres innocents ? Le plaisir que j’en ai
retiré n’est-il pas un peu fallacieux ? Oh! Je ne nie
pas que ces questions ne m’ont finalement pas
empêchées de vivre heureux, de ce bonheur béat
de ceux qui ne se soucient pas le moins du monde des malheurs des
autres, de cette satisfaction perverse de ces êtres sans foi
ni loi qui se vautrent dans la paresse tant physique que morale,
dans cette suffisance délibérée que donnent
les certitudes.
Si je vivais encore, j’aurais eu cent vingt ans demain, mais
je suis tranquille, personne ne m’a jamais
soupçonné le moins du monde, nul ne me reproche,
aujourd’hui encore la moindre responsabilité dans la
chaîne inexorable de toutes ces disparitions dont je ne
connais pas moi-même le nombre : Infini, sans doute.
J’ai commencé voici quatre vingt treize ans. Neuf mois
plus tôt, j’avais pris un plaisir délicieux avec
sa mère et, lorsque ma fille est née, je
n’avais pas encore pris conscience de la terrible
mécanique que j’avais commencé à mettre
en œuvre.
J’ai vécu ensuite pendant tout ce temps dans
l’insouciance et le plaisir, content de voir grandir cette
enfant désirée, heureux de ses succès,
peiné de ses soucis ; Lorsqu’elle eut à son
tour ses enfants, je n’ai pas eu de doute : ma descendance
était assurée ! Le processus, pourtant
multimillénaire, m’émerveilla. Certes, je
n’étais pas préparé à être
grand père, mais, bon, m’étais-je
préparé à quoi que soit durant ma vie ? Est-on
préparé à tous les accidents de la vie ?
M’étais-je préparé à être
un assassin ? Certainement pas ! Je le suis devenu sans vraiment en
prendre conscience, sans même le vouloir, à vrai dire;
Coupable sans remord, pour la pire raison qui soit : Par
amour!!
L’histoire nous apprend qu’il est rare que l’on
échappe à ce meurtre programmé
intentionnellement par deux individus déterminés :
Car il faut être deux pour perpétrer ce crime
:
Faire un enfant.
( Tout être qui nait est inexorablement
condamné à mort! )
Nous voici en 2035! posté le mardi 05 septembre 2006 09:27
Maladie d'amour
-Rien à faire, ça ne guérit pas !
Le docteur BOND releva ses fines lunettes en soufflant : « Je
n’y comprends rien ! C’est la première fois que
je vois un cas pareil : d’habitude, six à, bon,
à tout casser, huit jours de traitement suffisent, mais
là, rien n’y fait. MONNEYPENNY, apportez moi les
analyses de ce pauvre homme ! »
L’information d’un cas grave de neurasthénie
paranoïaque délirante incurable, avait fait le tour de
l’hôpital, et les internes, les infirmières, les
aides soignantes, enfin, tout le personnel médical se
tassait dans la chambre d’Alain, ceux qui n’avaient pas
eu la place pour entrer tendaient le cou depuis le couloir, une
cohorte de journalistes affamés comme peuvent
l’être ces minables pseudo intellectuels, qui se
targuent du droit sacré à l’information, de la
sacro-sainte liberté de la presse, de la saine et
légitime curiosité du peuple, tout ce beau monde
était entassé dans l’espace aseptisé et
exigu de L’hôpital du docteur NO.
Les infirmières, pour la plupart étaient là
pour voir le patron en difficulté : Rien ne réjouit
autant les petits que de voir les grands dans la panade !
« Les analyses sont enfin arrivées » dit miss
MONNEYPENNY ; Le docteur s’en empara et fila comme un voleur
par une porte dérobée ( probablement par son
prédécesseur ), monta dans l’ascenseur à
propulsion ionique qui l’amena directement au cent vingt
huitième étage de l’immeuble Ground Zero,
à Manhattan, Les doctes mestres les plus éminents du
super consistoire du ministère mondial de la santé
l’attendaient impatiemment, il prit place dans un
canapé doté d’une console à affichage
virtuel. Le président prit les clichés holographiques
contenus dans la clef U.S.B. electro-syncrétique que lui
tendait humblement le Dr BOND.
- Voyons ces analyses, mon cher confrère, voilà bien
longtemps que nous n’avons pas vu de malade que vous
n’ayez pas réussi à soigner !
- Bon…. Tension inter-synaptique : Ok !….Tension
libidinale : Ok !.....
Prise de sang : Heu !….Taux d’adrénaline,
testostérone, phéromones : Ok !....Conneries tout
ça ! Donnez moi le relevé de
l’encéphalogramme de ce……Hum
!.....Hum….Il semble souffrir d’obsession
récurrente, cet homme…De
dépression….Perte
d’appétit….Tendances suicidaires !….
Non, je ne vois pas : Qu’est-ce qui peut bien lui avoir
abîmé l’esprit de cette façon ?
Sur tous les visages, on pouvait lire une intense concentration, le
conclave se retira pour délibérer ; Longtemps plus
tard, les membres du congrès réapparurent, le visage
grave, leurs yeux lançaient des éclairs, les bajoues
tremblotaient tristement sur les cous ridés, les mains
jointes, le verbe las, la consternation dans toute son ampleur
animait cette docte assemblée.
- Il n’y a plus de doute possible : Il s’agit
d’un cas très grave de….Chagrin d’amour
!
- Nom de Dieu, de l’amour ! ce n’est pas possible !
L’O.M.S a déclaré cette épidémie
complètement éradiquée, voici, heu….Dix
ans, au moins ! » dit le docteur BOND
- En 2025, très exactement, mon cher confrère ; Aucun
cas constaté depuis 2019 ! Le dernier que nous ayons connu,
c’était… voyons, un certain Laurent VOULZY, un
chanteur, français, je crois : Il s’est pendu avec une
corde de sa guitare ! Il était devenu fou, il
déclarait avoir le cœur grenadine, enfin, des
sornettes de ce genre!
- Qu’allons nous faire !.... ce syndrome est probablement le
plus contagieux de tous ! si nous laissons partir ce patient dans
cet état, toute la planète se trouvera en danger :
Nous devons, soit le soigner, soit l’euthanasier !
- Mon cher ami, vous savez bien que nous n’avons plus de
vaccin depuis que ces imbéciles de politiciens, sous la
pression des plus couards d’entre nous, ont exigés la
destruction de la protéine « amoroso »,
découverte par le service du professeur SARKOSY ; Vous
savez, aussi, je pense, que la ligue libertine des droits humains
s’est formellement opposée à toute reprise des
recherches sur ce fléau mondial, de peur que ce prion,
cultivé dans des labos secrets puisse être
réintroduit dans la nature et soit utilisé par les
anti-partouzistes de tout poils pour abolir la liberté
sexuelle que nous avons eu tant de mal à imposer pour le
bien-être de l’humanité ? Messieurs,
l’heure est grave ! Nous devons éliminer ce malade !
Je propose de mettre cette décision au vote, d’urgence
! »
Le docteur BOND retourna dans son service où les nervis de
la sécurité, avaient constitué un cordon
sanitaire infranchissable pour toute personne non vaccinée
contre le « prion amoroso ». La curiosité avait
fait place à la panique et de toute part, des visages
inquiets se tournaient vers la façade de
l’hôpital du Dr know. Arrivé dans son bureau, il
se prit la tête dans les mains, et il pleura : En trente ans
de carrière, jamais il n’avait été
confronté à une telle décision, jamais il
n’avait eu à supprimer un être humain !
Soudain, miss MONNEYPENNY, fit irruption :
- Docteur, c’est terrible, le patient s’est enfui avec
Mylène, l’infirmière stagiaire, ils ont
sauté le cordon de sécurité. Ils sont partis
dans son auto, et ont formaté le système de pistage
electro-téléphatique de leur engin ; Mais, vous
pleurez, docteur ? dit elle en s’enroulant autour de lui avec
tendresse : Ne pleurez pas, je vous en prie ! Je suis amoureuse de
vous, ne pleurez plus ! Je vous aime comme une folle, je ne
supporterai pas de vous voir malheureux ! »
- Mon dieu ! vous êtes contaminée, vous aussi !....
Qu’allons nous devenir ? moi aussi je sens que je commence
à vous aimer, c’est pour cela que je pleure ! nous
sommes fichus, il faut faire quelque chose, avez-vous une
idée ?
- Nous pouvons rejoindre les fugitifs, votre patient et
Mylène, ils m’ont confiés où ils
allaient : Dans l’île des rebelles : Elle
s’appelle l’île des gauchers, au large de la
Nouvelle Calédonie. Là bas, nous serons hors de
portée de l’inquisition !
- Prenons mon Aston Martin à réaction, Nous serons
arrivés dans quelque heures !
- Oh ! oui, Docteur !
-
Je vous en prie, appelez moi James!
Etes vous racistes? posté le jeudi 07 septembre 2006 14:47
Mais oui
:Je vais vous faire un aveu : Je suis raciste ! Après de
longues études, je peux vous révéler ce que
j’ai découvert : Il y a trois races chez les humains,
et je ne les aime pas !.
-La race des cons : je les exècre !
-La race des moins cons : je les supporte à peine
-La race des pas trop cons : Je crois en faire partie, et je suis
bien obligé de constater que je ne m’aime pas tant que
cela !
Nous sommes une espèce spécifique dans le monde
animal : les gênes que nous partageons entre les
prétendues races humaines sont plus nombreux que ceux qui
nous séparent.
Pour les attardés du bulbe : « une Espèce, dans
le monde animal est définie par la possibilité de
conception sexuée, viable et féconde entre des
êtres vivants qui peuvent avoir des différences
physiques en terme de taille, d’aspect et de couleur .
Exemple : les chiens peuvent tous procréer entre eux, du
Chihuahua au Saint –Bernard ! Il s’agit donc de la
même espèce. »
Soyons un peu sérieux ! ( je dis ça pour nous
débarrasser des quelques fâcheux qui zappent
dès que le mot « sérieux » perturbe les
quelques neurones qui flottent encore dans le fromage blanc qui
leur sert de cerveau ! c’est fait: restons entre nous !
)
Je vais prendre des exemples chez nous autres : mammifères,
primates, bipèdes : par exemple, un Chinois et une
Bantoue……ou... ,un Breton et une Toulousaine : Ils
peuvent se reproduire, c’est vrai, mais : Il y a des
différences tellement insupportables entre un Breton et une
Toulousaine !
Citons quelques philosophes qui ont apporté leur pierre
à ce débat :
Mr Michel Colucci : Le Pen a déclaré : « le
racisme, ç’est comme les nègres : ça ne
devrait pas exister ! »
Mr Desproges (Pierre) : « je ne confierais pas mes poux
à Le Pen ! Il serait capable de les torturer, ce con !
»
Si nous avons défini le concept d’espèce, il
faut bien aborder celui de race : Si on parle de racistes, il faut
bien parler de races , sinon, le racisme n’existerait pas,
non ?
Si on admet que Mr Le Pen est de race bretonne. Si on admet
qu’il est un con ! Allons nous conclure que tous les
individus de race bretonne sont des cons ?
Je dis non ! D’abord parce que je suis de race bretonne, et
puis parce que les bretons ne sont pas plus con que vous : vous
êtes quoi, vous?..... Limousin ?...... Ah, bon ?... Mauvais
exemple : nul n’est parfait : Que peut il,en effet, y avoir
de commun entre un Limousin qui fait cuire des galettes de terre
pour en faire des assiettes, et un breton qui fait cuire des
galettes de Sarrazin avec de l’andouille de
Guéméné à
l’intérieur?
Quoique ! depuis que je vis à Toulouse, il m’est
arrivé de manger une galette de Sarrazin (avec de
l’andouille de Guéméné à
l’intérieur ) sur une assiette en porcelaine de
Limoges !
Des scientifiques nous affirment qu’il existe des races dans
l’espèce humaine : Indo-européenne; africaine ;
asiatique…Si on retient cette théorie, nous autres,
Bretons nous sommes des indo-européens, tout comme : les
arabes les kabyles, les sémites ,les indiens, pakistanais,
afghans, etc. mais c'est un comble :
Georges. w. Bush aussi ! Perturbant,non ?

